À table : des pratiques alimentaires



Conférence : L’histoire des pratiques alimentaires, interdits et excès de table


Du banquet royal au repas monastique, cette conférence explore la manière dont manger et boire ont toujours reflété les passions et les limites d’une société. À travers cinq siècles d’histoire alimentaire, se dessinent les grandes tensions entre abondance et restriction, plaisir et morale, corps et spiritualité.

À la Renaissance, les festins célèbrent la puissance et la hiérarchie : tables surchargées, profusion de viandes, mets exotiques venus d’Amérique. 

Dès le Moyen Âge, la table monastique incarne ce paradoxe : tandis que la règle prône la sobriété et le jeûne, les grandes fêtes donnent lieu à des repas gargantuesques, offerts au nom de Dieu ou des Saints.

Sous l’Ancien Régime, la gourmandise devient un péché capital, dénoncée par les moralistes. L’Église impose le jeûne, le carême et l’interdit de viande, tandis que la noblesse rivalise de somptuosité dans ses banquets.

Le repas devient alors un champ de tension entre goût et culpabilité, sacré et profane.

Au XIXᵉ siècle, avec l’essor des restaurants et des brasseries parisiennes, les excès changent de forme : triomphe du luxe, ivresse du vin, démesure bourgeoise. Le repas devient symbole de réussite, mais aussi miroir d’un monde en quête de mesure.

Entre restrictions religieuses et débordements gastronomiques, cette conférence dévoile une histoire où la table française dit tout : la lutte constante entre l’appétit du corps et la discipline de l’âme.



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